“Comment j’ai réussi à m’aimer”?
Telle est une question qu’on me pose de temps en temps.
Et quand je ressens la réponse venant du plus profond de mon Âme, je souris avec joie et douceur: “Parce que je me suis détestée”. Je remercie infiniment cette expérience du passé. Souvenez-vous que la difficulté de l’expérience que vous vivez est toujours à la hauteur de la Puissance et de la Lumière que vous portez. Gardez confiance et persévérez!
Il y a 20 ans, en arrivant en France, je commençais à me détester consciemment et j’avais honte d’être qui j’étais. Je me sentais être une arnaque, un mensonge. On voyait en moi une fille sage et intelligente, et à l’intérieur de moi, je me disais avec amertume: “Non, s’il vous plaît ne pensait pas cela de moi… je ne suis pas ce que vous croyez ”. Je réfléchissais à comment faire pour mourir: par une bombe, une noyade, un accident. Souvent, face au quai du métro, je m’imaginais sauter. Je n’ai jamais passé le pas vers le suicide car je tenais à mon devoir: être en vie pour ma famille. C’est cela qui m’a sauvé.
« Souvenez-vous que la difficulté de l’expérience que vous vivez est toujours à la hauteur de la Puissance et de la Lumière que vous portez. Gardez confiance et persévérez! »
Mais j’ai vécu un certain temps dans le mal être, malgré mon apparence. Je ne me donnais pas non plus le droit de déranger l’autre et d’en être un fardeau. Donc, il ne faut jamais me plaindre et toujours voir le positif. C’est à moi de porter le fardeau et de faire ressortir la Lumière pour que l’autre puisse être bien. Si je sentais la honte monter parce que j’ai fait quelque chose qui pourrait porter préjudice à l’autre selon ma projection, je me punissais. La violence de cette sensation était tellement importante que le seul moyen pour me soulager était de me faire mal physiquement. La vision de me griffer, de pointer mes ongles dans ma chair, ou de me cogner ma tête, me hantait au plus haut point, jusqu’au moment où je craque et que je passe à l’action. Je me disais: “Allez, juste un peu. Je me cogne juste une fois, ça va me soulager. Ou si non, juste une peu… les griffes qui déchirent ma chair.”
Je me battais intérieurement entre l’envie de passer à l’action parce que psychiquement je n’en pouvais plus, et le jugement que j’étais vraiment débile et folle, que je faisais peur, donc que je dois m’arrêter. Le pire, c’est que ces crises, je ne les faisais pas seule, mais devant mes ex petit-copains. Ils étaient horrifiés de me voir comme telle. Ils ne comprenaient pas. Oui, et c’est justement la honte de ne pas pouvoir réagir ou d’être autrement, qui était là, car l’émotion était trop forte, ce qui rajoutait du feu à cette huile de violence. Seule, je n’ai pas ce regard de l’autre ou d’un être cher qui pourrait me projeter dans cette honte. Seule, je me blâmais intérieurement et j’essayais de trouver un moyen pour m’améliorer encore et encore. Je n’étais jamais assez bonne. C’est à moi de porter le fardeau de l’humanité. Ce n’est pas à l’autre de porter le fardeau de qui j’étais, de ma médiocrité.
En effet, c’était bien ça le problème…
Je mettais sur moi tellement de pression: la responsabilité du bonheur et de la réussite des autres. Je me suis oubliée et je ne me respectais pas. Je me définissais en fonction du jugement et du regard de l’autre, voire même de mon propre regard par rapport à ce que c’est d’être une bonne personne pour moi. J’étais hypersensible et je rejetais mes émotions, sauf la joie. Je n’écoutais pas mes besoins et mes ressentis. Quand je sentais que c’était injuste parce que malgré tous mes efforts et ma bonne volonté, ça ne marchait pas, et en plus que la personne me voit d’un mauvais oeil, la tristesse et la colère arrivent. Je m’interdisais de m’exprimer, je voulais donner raison à l’autre. Alors toute cette énergie véhiculé par les émotions s’est retournée contre moi, créant cette envie de me punir, de me faire du mal. Au lieu de m’exprimer, j’ai avalé la douleur pour me ronger de l’intérieur.
Et maintenant?
Je m’aime telle que je suis. Je suis heureuse de me donner à moi de l’amour et de la sécurité intérieur. Je n’ai surtout pas envie de changer quoi que ce soit en mon Être. Je me laisse Être librement. J’exprime mes émotions et mes besoins à l’autre avec respect et amour.
Mon intention est de me ressentir, de m’encourager et de m’aimer à chaque instant, et dans toutes mes versions. Bien sûr, il y a pleins de moments où je cède à la peur, où je ne sais pas m’écouter, où je peux être désalignée. Et c’est génial! Car c’est l’opportunité pour moi de m’observer en conscience dans ces états, de mieux les ressentir et comprendre, et de me repositionner en conscience et choisir de reprendre le chemin vers l’Amour. Pour l’instant, le plus important c’est d’expérimenter en conscience le fait de tomber, de se relever, et de marcher de différentes manières pour en choisir et intégrer celle qui me convient le plus.
Tous les jours, je me demande comment je peux rendre honneur à moi, mon corps et mon Âme. J’écoute mes guidances internes, les enseignements de mon Âme. Je sais me connecter aux origines de mes blessures, mes blocages et les transmuter. J’aide aussi les autres à en faire de même. Je me fais également aider aussi. Je vis la Magie de la Vie.
Et vous savez quoi?
Mon entourage me dit que je suis remplie d’amour, qu’il peut être soi-même sans masque car il ne ressent pas de jugement. Et même les jugements sont accueillis avec amour.
Les personnes que j’accompagne, au bout d’une séance, se rendent compte à quel point elles se sont oubliées. Elles arrivent à ressentir de l’Amour pour elle-même et choisissent de s’aimer inconditionnellement. Contacter et ressentir l’Amour c’est facile. Il suffit d’expérimenter une fois le chemin. Notre challenge est de nous entraîner à passer du Désamour vers l’Amour, autant que nécessaire en conscience pour l’intégrer et l’incarner dans la vie de tous les jours.
Je suis sur ce chemin d’Amour. Je porte en moi la Puissance de l’Amour à la hauteur du Désamour que je portais. Je suis capable de créer un espace d’accueil et de non jugement, car je me suis tellement jugée et rejetée. Alors, je remercie infiniment toutes les expériences que j’ai vécues. Grâce à elles, j’ai pu développé tellement de capacités. Grâce à elles, j’identifie tout de suite les espaces de jugement, de blocage, de désamour, leur origines et comment faire pour les transmuter en Amour.
« Notre challenge est de nous entraîner à passer du Désamour vers l’Amour, autant que nécessaire en conscience pour l’intégrer et l’incarner dans la vie de tous les jours. »
J’ai alors un message d’Espoir pour vous. Peu importe ce que vous vivez. Si vous le vivez c’est que vous êtes capable d’y faire face. Je peux vous dire que vous allez vous en sortir. Gardez la foi et continuez! Plus l’expérience est difficile, plus vous avez en vous la Puissance à la hauteur de cette difficulté. Il s’agit simplement de la déployer, de vous entraîner. À la fin, ça sera toujours la Puissance de l’Amour qui est à installer en conscience. Tant que vous avez la mémoire d’une expérience difficile, c’est qu’une part de vous n’est pas encore en paix et est en manque d’Amour.
Nous pouvons tous vivre l’Amour et la Magie de la Vie. J’ai mis des décennies pour trouver le chemin pour y parvenir seule. Et maintenant, je décide de me faire accompagner, et je gagne des décennies d’expériences de Vie, en toute légèreté. Ceux qui sont passés par là, en une fraction de seconde, arrivent à me faire gravir de grosses montagnes, alors qu’avant je pataugeais au sol.
Et maintenant, si moi, à mon tour, je peux transmettre mon expérience pour vous aider, c’est avec grand plaisir! Cela commence peut-être déjà par ce post. Et il y en aura d’autres !
Choisissez d’abord de vous aimer. Je vous embrasse lumineusement.